20e triathlon de Joué-lès-Tours

13 septembre 2009

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  Pour attirer encore d’avantage l’attention sur le handicap, je décide de relever un défi encore plus difficile qu’à l’accoutumée : le triathlon, une épreuve qui rassemble trois disciplines : nage, vélo, course. J’avais comme à mon habitude demandé à l’organisation si je pouvais participer. Avec mon handicap, une adaptation du règlement fut mise en place pour que je puisse participer, comme lors du triathlon des tourangeaux.

Le défi :
– 300 m de nage avec pull buoy ;
– 10 km à vélo ;
– 2,5 km de course, adaptation pour moi : marche.

Me voila prêt pour le challenge qui sera filmé tout le long par des caméramans.
Un film regroupant 15 défis sera fait en fin d’année, peut-être incitera-t-il les organisateurs de manifestations sportives à s’ouvrir encore davantage à la différence.

Je prends le départ à 14h00, sous un beau soleil.
Cette fois, le challenge est dur car nous sommes beaucoup sur cette épreuve. La bousculade dans l’eau est rude, je bataille ferme et dois redoubler d’effort de coordination pour faire 300 m de nage, mais je ne sors pas le dernier cette fois.
Sorti de l’eau, l’épreuve suivante arrive avec 10 km de vélo sur un parcours assez roulant, mais jalonné de côtes et de descentes, alors prudence.
Le public m’encourage et applaudit, mes jambes commencent à être dures, mais je dois continuer pour poursuivre sur la marche.
Il me reste 2,5 km à faire pour finir le triathlon. Le long du parcours, une escorte de jeunes triathlètes vient à ma rencontre pour finir l’épreuve avec moi sur les 2 km restants.

Je leur explique pourquoi je fais cette épreuve. Le regard des enfants est différent de celui de l’adulte, là, je viens d’en avoir la preuve. Faites comme les enfants, regardez-nous comme nous sommes : des humains et rien d’autre.

Le regard de l’incompréhension fait souvent plus mal que le reste.

 

Un grand merci à tous :

Un grand merci à Virginie Caille.
Aux organisateurs du triathlon de Joué les Tours (LCT).
À tous les bénévoles qui œuvrent dans l’ombre sans qui rien ne serait possible.
Au public qui m’a encouragé.
À tous les athlètes qui m’ont soutenu.
Aux jeunes triathlètes : Tiphaine, Séverine, Anthony.
À mes caméramans.

À la ville de Joué les Tours
À la Nouvelle République.

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